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On
a tous eu le problème ! L'objet à observer est trop " gros "
pour être confortablement examiné ou photographié, car il dépasse le
champ couvert par l'objectif faible dont nous disposons ( en
général
3,5x ou 4x ). D'autre part le moyen employé pour réaliser la
photographie ( en particulier la webcam qui
a un champ très restreint par rapport à la vue oculaire ) contribue à
accentuer cet inconvénient...
Et
cependant, il y a beaucoup de " gros " sujets très petits (!)
: larves aquatiques, algues, oeufs ,etc., qui méritent d'être observés,
avec une technique propre à montrer des détails invisibles à l'œil
nu, mais qui se
situent à la limite inférieure du microscope, si l'on peut dire !
Une des alternatives possibles, à condition bien sûr de disposer du
matériel adéquat est le recours à la macrophoto à rapport élevé.
Inconditionnel du 24x36, j'ai donc résolu le problème de cette façon,
je vais vous dire comment, ce qui peut vous rendre peut-être service...
Je
me sers d'un objectif macro, qui donne , d'origine le rapport 1:1, c'est
à dire que sur la diapo, le sujet a ses dimensions réelles, et le
champ couvert est
24x36mm.Avec sa
bague-allonge spéciale, le grossissement augmente à 2:1 et le champ
est de 12x18mm
mais c'est encore trop grand pour les sujets envisagés !
Il faut donc monter l'objectif macro ( en position inversée de
préférence, pour le bon " rendement " de l'objectif et les
éventuels problèmes de diffraction, ainsi que pour approcher à
quelques mm du sujet ) sur un soufflet, qui permet
d'atteindre au maximum un rapport de 12:1 soit un champ de 2x3
mm, et là, ça nous convient, d'autant qu'en modifiant le tirage du
soufflet, on a toutes les valeurs intermédiaires ! Restent deux
problèmes, pour les sujets vivants :
la profondeur de champ et l'éclairage... Au début j'ai essayé de
photographier les petits sujets dans un
" verre de montre " éclairé par en dessous, ou à la rigueur
en épiscopie... Impossible avec des sujets plus ou moins turbulents et
une profondeur de champ de l'ordre du mm ! J'ai donc imaginé le micro
aquarium que vous voyez sur la photo, facile à réaliser avec quelques
chutes de verre de 1 ou 2 mm ( vous allez vous exercer à les couper
avec une molette : quand vous en aurez raté quelques douzaines tout
deviendra
facile !), chutes collées avec de la cyanoacrylate
spéciale verre, trouvée
sans problème au Casto du coin.Les dimensions ne sont pas critiques,
mais il est important, pour avoir une profondeur de champ correcte, que
les parois soient écartées de 4 mm au maximum, ou même moins,
pour éviter à nos petites bestioles d'aller se balader hors du champ ,
sans leur faire mal...les pauvres victimes de la science !
Pour les côtés n'essayez pas de couper des bandes de verre à 4mm,
c'est impossible! Mais vous pouvez par exemple utiliser des lames de
microscopies qui " dépasseront ", comme ici : ce n'est pas
gênant !

Le montage soufflet + bague d'inversion + bague de commande du
diaphragme ( puisque l'objectif est inversé, donc le diaph n'est plus
commandé par le boîtier ) absorbe beaucoup de lumière. De plus il
faut deux déclencheurs souples : l'un commande le diaphragme
manuellement avant le déclenchement puisque la visée se fait diaph
ouvert ( sans ça on y verrait rien ! ), l'autre commande l'obturateur.
Le
Voici l'installation: à droite la lampe de microscopie qui permet le
suivi de la visée,
à gauche...coucou ! mon bien-aimé microflash ( vous connaissez
sans doute déjà ! ) qui donne toute la lumière voulue et immobilise
le turbulent animalcule... à part les nombreux essais et étalonnages à
faire au début, mais une fois pour toutes, ce n'est pas plus compliqué
que cela ! (Logiciel en cours d'étude pour avoir automatiquement et
rapidement l'ouverture du diaphragme en fonction du tirage .)
Réalisés
avec cette technique, trois portraits d'un contorsionniste ( larve de
culex pipiens )
Rapport 4:1 Champ couvert 6x9mm
Jean
Jean LEGRAND / Juin 2003
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