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SH
Je pense que rien
qu'à regarder cette photo, vous aurez compris le système ...
Je précise qu'il a été mis au point pour la
photographie des sujets vivants et
donc mobiles sans avoir besoin de les " fixer " par des
instillations sous lamelle de produits finalement létaux...hélas
! Je précise également qu'il était ( et est toujours pour moi !
) destiné à la photographie " argentique ",
pas encore morte, Dieu merci !
Ce choix n'est pas récent mais date d'une époque ( aïe...30 ans
! ) où le numérique n'existant évidemment pas, il fallait bien trouver
quelque chose ! Je possède un abondant matériel dont je ne me séparerais
pas pour un empire, et qui m'est très familier : plusieurs boîtiers
24x36,un flash annulaire, une dizaine d'objectifs, des adaptateurs
micros, des verres de visée, soufflets et autre bagues , etc. Je
possède également un APN haut de gamme, mais qui est mal adapté
à la microphoto, et une camera CCD, mais c'est une camera et l'utilisation
d'une seule image sur 25 par seconde n' a pas la qualité d'une photo,
évidemment . Même aujourd'hui où on dispose d'un grand choix d'émulsions,
il est difficile d'obtenir des temps de pose inférieurs à 1/4 de
seconde, même avec une lampe de microscopie à pleine puissance :
là, les sujets ne sont pas fixés, ils sont...rôtis...Allez donc
faire un micro-safari dans ces conditions! Donc m'est venue l'idée
de ce microflash.
Le
principe en est fort simple ! Mon éclairage habituel est une lampe
de microscopie OLYMPUS, réglable de toutes les façons possibles
( position micromètrique de la lampe, focale,etc.) qui possède
un diaphragme permettant entre autres l'éclairage de Köhler, et
est pilotée par un transfo variable permettant un dosage précis
de l'intensité lumineuse, ainsi que d'un porte-filtre. J'utilise
pratiquement en permanence un filtre bleu pour" refroidir
" la dominante jaune en faible éclairage et en couleurs,
bien sûr !
Cette
lampe est placée perpendiculairement à l'axe du microscope, et
sa lumière est renvoyée par un miroir
à 45° vers celui-ci, pour l'observation normale, cela grâce
à un positionnement très précis réalisé avec mon inépuisable réserve
de chutes de bois de chez Casto !
Lorsqu'on
désire faire un safari, on remplace le miroir par une simple plaque
de verre qui réfléchit suffisamment de lumière pour permettre
le suivi du rotifère en folie ou de la vorticelle amoureuse,
et la lumière du flash, bien sûr ne subit pas le moindre amortissement.
Les
cales en bois sur le support microscope ont été soigneusement
calculées. Elles sont collées sur ce support et permettent un
centrage parfait et immédiat du microscope dans l'axe du flash.
Maintenant
se pose bien sûr le problème du temps de pose avec le flash ,
car nous avons ...trop de lumière! (on est jamais contents !)
(La première idée qui vient à l'esprit est d'utiliser un boîtier
et un flash couplés par TTL; figurez-vous que cette solution n'est
pas très fiable en raison certainement de la réaction du système
qui est prévu pour fonctionner avec des objectifs et non pas dans
ces conditions ...les clichés ne sont pas correctement exposés,
ils sont en quelque sorte " éblouis ". La (ma!) solution
est celle -ci : j'utilise un petit flash non couplé ( NG=20, ce
qui est plus que suffisant, vous le voyez sur la photo ) et sa
lumière est dosée par l'interposition de petits caches en papier
et/ou calque Canson, qui superposés en nombre variable permet
un contrôle extrêmement pointu de la lumière du flash, qui reste
constante, évidemment. Bien sûr il faut faire pas mal d'essais
préalables pour chaque objectif que l'on possède afin de retrouver
rapidement
les mêmes conditions d'éclairage et faire un petit tableau,
ou, mieux si vous pouvez, vous fabriquer un petit programme en
Visual Basic super pratique...Dans le cas du noir et blanc, je
développe immédiatement mon négatif que je passe dans mon scanner
Minolta, et j'ai immédiatement un positif numérisé !
Ci-dessous, un cache en position devant le flash :
Les photos ci-dessous
prises au microflash montrent à l'évidence que certains fins détails,
comme par exemple les antennules de la daphnie seraient invisibles
sur un sujet fixé. Remarquer que la pauvre daphnie
est " parasitée " par des vorticelles; ce phénomène,
quand on l'a remarqué,
n'est pas aussi rare qu'on pourrait le croire !
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Tête de
Daphnie (150x) Remarquer les antennules.
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La même
(350 x) Détail invisible chez un sujet fixé !
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Euglène (750x).
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Diatomée en vadrouille (500x).
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Larve d'éphémère
(150x) Cerque central.
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Vorticelle
au téléphone (350x).
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Pour conclure...
Ce système est destiné à un microscope possédant un miroir; je
pense qu'on peut s'inspirer de cette procédure pour l'adapter
à un microscope ayant un éclairage dans le socle.
Quant au problème de la webcam qui semble être très répandue,
je ne sais pas
si :
- Ce système est valable, la sensibilité du capteur devant être
supérieure à celle d'une émulsion 400 ISO.
Cela reste à expérimenter: si vous le faites, dites le moi !
- D'autre part, comment réagit la webcam avec un coup de flash de
face : à expérimenter aussi !
Dans le système 24x36, les
yeux ne risquent
rien puisque le miroir est relevé lors du déclenchement du flash
mais attention
dans le cas d'un essai ou de l'utilisation d'une webcam...
Jean LEGRAND
/ Avril 2003
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